Le prêt d'Honneur Rhône-Alpes

Vous créez ou reprenez une entreprise :
Les 27 plates-formes d’initiative locale de CRAIRA vous proposent « un prêt d’honneur ».

Le prêt d’honneur est un prêt à la personne sans intérêt ni garantie personnelle.
Il complète votre apport personnel et vous aide à obtenir un prêt bancaire.
Vous vous engagez sur l’honneur à le rembourser sur une période de 2 à 5ans.

La plate-forme de votre territoire est une association loi de 1901, qui :
vous appuie pour affiner votre plan d’affaires,
vous permet de valider vos hypothèses de développement, dans le contexte local,
vous propose un suivi et un parrainage pendant les premières années

La plate-forme réunit des acteurs économiques locaux (chefs d’entreprises, experts, banquiers…) qui apportent leurs compétences pour expertiser les projets et accompagner les nouveaux entrepreneurs.

Chaque plate-forme est organisée territorialement au niveau des bassins d’emploi et de développement économique afin d’être au plus proche de vos besoins. Elle définit les critères d’accès au prêt d’honneur selon les besoins de son territoire :
précisions sur l’onglet « votre plate-forme »

Chaque plate-forme mobilise des fonds publics et privés pour financer les projets de création et de reprise d’entreprises.

Les plates-formes de Rhône-Alpes, regroupées au sein de la coordination régionale CRAIRA, représentent les réseaux France Initiative ou/et France Active

Le prêt d’honneur des plates-formes de CRAIRA est labellisé « Idéclic prêt d’honneur » par la région Rhône-Alpes

T emoignages
Témoin : David REYNAUD - Auto-école du Diois - DIE
Ayant obtenu mon BEPECASER (brevet pour l'exercice de la profession d'enseignant de la conduite automobile et de la sécurité routière en septembre 1998, j'ai voulu, dans la foulée, créer une auto-école dans la ville de DIE, ma ville natale, car le fait de copnnaître beaucoup de Diois me semblait être un atout.

Après quelques semaines de recherche, j'ai trouvé un local libre et bien situé pour débuter mon activité. Deux démarches importantes désormais m'attendaient : obtenir l'agrément auprès de la Préfecture et préparer mon projet sur le plan administratif et financier. L'ancien Maire de Die (mon ancien instituteur) m'a conseillé d'aller au site de proximité du Diois. Après avoir exposé mon projet, la chargée de mission m'a aidé à mettre en forme un prévisionnel, un plan de financement, à calculer la zone de chalandise de Die afin de m'assurer de la viabilité de mon projet et à préparer mon passage devant le comité d'agrément de Val de Drôme Diois Initiative pour obtenir un prêt d'honneur. Cet apport financier m'était nécessaire pour réaliser les investissements en matériel vidéo, téléphonie et matériel pédagogique. En novembre, un prêt d'honneur de 3 050 € m'a été accordé avec un différé sur le remboursement ce qui est appréciable pour surmonter les premiers mois.

Le 15 décembre 1998, l'agrément accordé par la Préfecture, j'ai pu ouvrir mon auto-école.

L'activité a bien démarré dès le début, les inscriptions furent supérieures à mes prévisions. Au bout d'un an, pour faire face à l'accroissement du nombre d'élèves, j'ai embauché un moniteur à mi-temps et loué une deuxième voiture. Actuellement ce moniteur est presque à temps plein et l'activité se porte bien.

En mars 2004, je me suis lancé dans la reprise d'une auto-école à CREST ; elle était fermée depuis environ un an. Le moniteur jeune et motivé que j'ai embauché à plein temps a su dynamiser cette nouvelle entité sur Crest : l'auto-école du Val de Drôme. Les premiers mois furent plus dures que que Die (il y avait plus de concurrence) mais, après un an et demi d'activité, on commence à récolter le fruit de notre travail puisque le nombre d'élèves est en nette augmentation. Depuis le 1er octobre 2005, un nouveau moniteur a été embauché à mi-temps pour seconder le responsable de l'auto-école de Crest dans les cours de conduite. Nous sommes donc maintenant 4 personnes au bout de 7 ans.
Témoin : Patrick SOURBES - La bonne fromagerie - CREST
Las de ne pas trouver dans le milieu du salariat un emploi qui m’aurait permis de me réaliser, j’ai décidé de créer ma propre entreprise. Ce projet de création d’activité est opportun pour moi. Il allie la compétence dans le métier de fromager et la motivation pour la vente. Il est l’aboutissement de la volonté de valoriser un savoir faire.

Par ailleurs il répond à un besoin actif d’une région (la Drôme étant la première région Française en matière de production fromagère fermière) et au dynamisme d’une production : AOC Picodon, Les Caprines…

L’installation d’une fromagerie à Crest dans le centre ancien est une vitrine des savoirs faire locaux. Mon objectif est de faire découvrir le fromage « autrement » à la fois par la diversité selon les terroirs et par des accompagnements culinaires traditionnels et novateurs.

Pour renforcer mon apport personnel et bénéficier des conseils avant de démarrer l’activité, je me suis fait accompagner par Val de Drôme Diois Initiative (VDDI). Les membres de cette structure, pour la plupart entrepreneurs ou chefs d’entreprises sur le secteur géographique qui m’intéressait, m’ont apporté leur avis, puis leur soutien.

Ainsi soutenu par VDDI et conforté d’un prêt d’honneur de trois mille euros et du dispositif EDEN, j’ai pu convaincre une banque et concrétiser mon projet.

Patrick Sourbès, fromager à CREST
Témoin : Hervé HAVARD - Aquatique Service Viennois - Vienne
Hervé HAVARD a crée Aquatique Service Viennois en 2003. Installé sur Vienne, il est scaphandrier et spécialiste des travaux sous-marins en milieux confinés ou spéciaux. Diplômé de l’Institut National de plongée professionnelle de Marseille, il répond aux questions d’AGENCE INFOS pour vous faire partager sa création d’entreprise.

Quels sont vos secteurs d’intervention ?
- L’activité a lieu dans l’intérieur du Pays, c’est-à-dire dans les fleuves ou des lacs; plus rarement en milieu maritime.

Votre rayonnement : la France et/ou l’Etranger ?
- Notre développement se fait surtout dans l’hexagone, même si un projet semble être en bonne voie avec l’Algérie. Nous avons quelques chantiers en off-shore notamment pour les pétroliers. (Plate-forme)

A quoi vous a servi l’aide financière de la Plate-Forme d’Initiative Locale ?
- A financer un ensemble vidéo très performant. Il est nécessaire de montrer au client l’état de ses installations avant et après l’intervention. La qualité de la vidéo est très importante. Nous ne plongeons que rarement dans des eaux limpides. Lorsque nous plongeons dans des puits de pétrole ou des stations d’épuration, il nous faut une caméra très puissante. La sensibilité de ces dernières peut être parfois 1000 fois supérieure à ce que voit notre œil.

Pourquoi avez-vous autant investi alors que beaucoup de vos confrères ou concurrents investissent deux fois moins ?
- Nous avons fait le choix d’un travail performant, de qualité et surtout sécurisé dès le démarrage de l’entreprise. Aussi nous n’avons pas hésité lorsqu’il s’est agit d’investir. (100 000 Euro). J’ai été sensibilisé à la sécurité très jeune ( à16 ans Hervé HAVARD était pompier volontaire).
Notre métier est un métier à risques. Nous n’avons pas, sous prétexte de gagner beaucoup d’argent, le droit de négliger la vie d’un homme. A titre d’exemple, un équipement complet de scaphandrier coûte à l’entreprise 10 000 Euro.
Le travail pour le nucléaire ou dans le pétrole nécessite des combinaisons 100% étanches. Il est vrai que notre matériel est du même niveau qu’une entreprise ayant déjà 15 ans d’existence.

Où en êtes-vous dans votre activité après 2 ans ?
- Même si l’activité est en progression constante, la trésorerie reste très tendue. Le besoin en fonds de roulement est énorme d’autant plus que à part votre aide, la Banque n’est intervenue qu’à hauteur de 8000 Euro et la BDPME pour 4000 Euro. Nous autofinançons donc la totalité de nos investissements.
J’avoue ne pas avoir de très bonnes relations avec ma banquière. La première année de la vie d’une entreprise est très importante au niveau commercial, c’est à ce moment-là que nous avons besoin des banques. Malheureusement, elles ne répondent pas toujours pas présentes . Vous savez j’ai 2 principes auxquels je suis attaché : la sécurité et l’honnêteté. Cette dernière m’a bien servi lorsque j’ai dû refuser des chantiers par manque de trésorerie. De très gros clients, d’envergure internationale m’ont proposé pour y faire face de me payer avant même la réalisation des travaux. Il faut vous l’avouer, c’est une sacrée dose de confiance! Les demandes de travaux ne manquent pas. J’aurais de quoi fournir du travail à trois personnes si ma banque me suivait.

Et la sécurité ?
- Comme je vous le disais, c’est primordial pour moi. Lorsque j’établis un devis, je mets toujours la sécurité au premier plan. Ce métier à très haut risque impose vigilance et self-contrôle. Une plongée de 3 heures équivaut à 8 heures de travail sur la terre ferme. D’autant plus qu’il n’y a pas de petit ou de grand risque. Le danger est le même que nous soyons en immersion dans le Rhône à 10 m ou en mer à 100 mètres.
Témoin : Robert RAY - Modelage DUPUIS - Givors -
Robert Ray reprend en 2003 la Société Modelage DUPUIS à Givors.

Avec un CAP d’ébéniste en poche et 30 ans d’expérience comme modeleur mécanicien sur bois, Robert RAY est licencié pour des raisons économiques. Après quelques jours de réflexion, il décide de prendre les choses du bon côté et de ne retenir que les avantages de cette aventure déstabilisante. Il suit alors des ateliers à l’ANPE et décide de s’inscrire en stage de formation à la création d’entreprise à St Ange Développement après en avoir rencontré le responsable, Christian PEYRARD.

Son objectif : créer une entreprise de restauration de meubles. Le destin a fait le reste! Il apprend qu’un ancien client de l’entreprise qu’il vient de quitter, part en retraite et cherche sans succès un repreneur. Ils se rencontrent plusieurs fois et étudient ensemble les modalités de la reprise.

En parallèle, Robert DUPUIS présente sa demande de financement au Comité d’Engagement d’ARPI et obtient son soutien par le biais d’un prêt d’Honneur. La vente est signée en 2003. Son stage terminé, R. Ray détient alors toutes les clefs de la gestion d’entreprise pour mener à bien et réussir sa nouvelle carrière. Après quelques temps de mise en place, il ne faut pas perdre le flux de production de l’entreprise et là, Robert Ray œuvre à bien.

Cette entreprise de fabrication de moules en bois travaille aujourd’hui pour des clients sur la France entière. A titre d’exemple nous pouvons citer : CARETERRA à St André de Corcy, BORY-PLAST en Alsace, FORM’AIN dans l’AIN etc…

« Cela ne m’a pas coûté plus cher qu’une création » affirme Robert Ray.
« Monsieur DUPUIS a su faire une estimation réaliste de son entreprise, ce qui est rarement le cas des vendeurs. Très souvent les machines sont obsolètes, la clientèle surestimée et le potentiel de développement rarement étudié ».

Aujourd’hui Robert RAY ne regrette pas une seconde d’avoir fait le pas : « Quand je fais des heures, je sais pourquoi ! Donner de son temps à sa propre entreprise est nécessaire et permet de s’investir complètement »
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